Le patriote

mai 09 2012

Le Plateau

Le Plateau

Montréal, ville aux multiples titres, une grande ville remplie de beauté insoupçonnée. L’un de ses quartier, petit, mais fort vieux et beau et en plein changement visuel dans cet univers où le temps semble s’être arrêté. Il m’arrive encore de m’y promener, un endroit où l’on voit des artistes, des bohèmes, des vieillards et des cultures. On marche et on peut encore ressentir les vestiges d’un ancien Québec, fort, soudé et souverain. Ces moment où le grand peuple, pauvre, mais solidaire et fier qui a connu coupes Stanley et coupes Longueuil. L’endroit où ce Dédé Fortin a redonné à ce Québec un dernier vent d’identité. Aujourd’hui, ce quartier n’est plus qu’un autre de plus, figé dans le temps… jamais totalement rétablie depuis le referendum de 1995. Les rêves se sont enfouies avec l’âge et le temps. Les anciens révolutionnaires continuent à prendre des rides et à grisonner, un ancien peuple qui n’est désormais que vide de sens et d’espoir.

Le plateau Mont-Royal, comment ne pas s’aventurer un instant dans l’une de ses ruelles étroites?  Elles sont aujourd’hui pleines de fissures, de gravures, de vieilles parties de hockey entre petits garçons, de premiers amours et baisé entre adolescents et les batailles de matous nocturnes. De nos jours, ce ne sont plus que des ruelles silencieuse et on peut ressentit les histoires passés ici.

Je connais peu du plateau, je suis seulement né là, mais je n’y ai jamais vraiment vécu de moments sauf si ce n’est que ces petites promenades occasionnelles ou ces visites chez le grand-père. Ce lieu, je le trouve romantique et je n’avais jamais vraiment su pourquoi, mais les petites histoires d’amours sont tellement nombreuses. Vous savez, ces petits hasards amoureux qui ne prennent qu’un sens plus tard… Lorsque les personnes se sont eux-mêmes oubliés.

C’était une histoire d’amour : Le jeune home de 18ans était vivait sur la rue Brébeuf et la fille de 20ans habitait juste en arrière sur la rue Chambord. C’était assez proche pour que la fenêtre à la cours arrière de l’un puisse voir celle de l’autre. Une simple ruelle séparait les deux âmes. Ils ne se connaissent pas vraiment, si ce n’est que  de nom, de vue ou la réputation du jeune homme.  Il avait un drôle de relation amicale avec la mère de la fille. L’homme était, dans son plus jeune âge, un petit garçon qui faisait des mauvais coups à la dame. Plus tard, un respect et une amitié s’était installé entre eux. La fille de la dame, plus vieilles et indépendant d’esprit que le jeune adulte n’en avait guerre à donner d’attention à ce stéréotype du mec qui aimait bien profiter de la jeunesse et de l’amour rapide. Aussi cruelle qu’un bandage arraché en une fraction de seconde. Il n’y avait rien je crois qui pouvait le réunir. Les probabilités qu’un désir concret l’un envers l’autre surgit  étaient assez nulles.  C’est dans ces moments que le hasard prend un sens avec un recul…

…C’était  une soirée, j’imagine, banale, peu vivante et rien de plus qu’un temps qui avançait à un rythme ben ordinaire. Les informations m’échappent un peu, mais suite à une querelle entre la fille et sa mère, la petite blonde sortit à l’extérieur. Le jeune homme, au cheveu noir la croisa, l’intercepta pour comprendre ce qu’il se passait, pour consoler, aider. Cet homme semble bien faible en émotion, mais au fond, ce n’est qu’une carapace qui cache l’âme attaché aux malheurs des humains. Je ne saurai jamais ce qu’ils se sont dit durant cette soirée, je ne connaitrai jamais le nombre de battement de cœurs il y a eu cette lorsque le silence survenait et que les yeux se fixaient. Je suis cependant convaincu qu’il y avait sincérité, bonheur, délicatesse, sourires et accolades.

Un amour comme les autres, quand même unique en soit, nous avons toujours l’impression qui notre histoire d’amour est la plus belle, mais ce n’est que l’amour qui est une belle et longue histoire que nous écrivons un nouveau chapitre à chaque pensées, soupir et sourire pour une personne. C’est pour cela, je crois, qu’on ne voit jamais la fin ni le sens à cette chose qu’est l’amour…puisque c’est une histoire éternelle.

L’histoire de cet amour s’est étendue officiellement sur sept années, elle a connu une coupe Stanley et un referendum et les chemins se sont séparés et l’amour devint un vieux souvenir. Selon-moi, il est toujours aussi pur, je crois cependant que les hivers l’ont étouffés et congelés. Les obstacles l’ont blessé et il n’est qu’un petit champ de bataille un peu désolant.  Je crois que cet amour qui s’était dévoilé ne mourra jamais. Aujourd’hui, il ne reste que leur mémoires et ces trottoirs sur lesquels ils ont marchés qui sont encore témoins de ce qui était fort, imprécis et incassable. C’est là qu’on sait qu’il ne reviendra pas, mais jamais, au grand jamais, on peut renier qu’il est existé. Même si le temps a effacé les palpitations, les endroits sur le Plateau sont toujours imprégnés de ces histoires. C’est la raison pour laquelle on peut ressentir les vieilles énergies. Elles ne meurent pas, elles n’ont simplement jamais pliés bagage lorsque les amoureux partirent.  L’humain parle d’amour et il est bien sincère, au fond de lui, à chaque fois.

Je suis un peu triste, mon grand-père a vendu son vieux quadruplex sur la rue Brébeuf et déménage dans quelques temps. C’était le dernier endroit qui faisait encore vivre cette petite histoire. Il n’en sera désormais qu’aux passants de percevoir ces histoires sans connaitre pour autant leurs contenus et tout cela tombera un jour dans l’oublie total.

J’suis content que cette fameuse soirée ordinaire est eu lieu, car je ne serai pas sur cette planète en ce moment pour vous écrire.

 

2 notes

Avr 28 2012

Le Carillon

Un vent de joie, de chaleur, d’été. Un silence apaisant, une symbiose parfaite entre la nature et l’humainerie. Le soleil réconforte, agis et réchauffe ma carcasse de jeune bouffon peu éclairé. Je bronze, je cuis et je transpire. La minute est si longue et l’heure tellement courte. Presque sur le point de faire place à un pêle-mêle de mon cerveau et mon subconscient par un profond sommeil. Une attention particulière de certains de mes sens à ce qui m’entoure. Non pas ma vue, mais plutôt mon ouïe. J’entends le haut des branches d’un arbre. Les feuilles s’entre croisent  un léger bruit. Je suis alerte, je me prépare. C’est habituel… j’ai tellement hâte! Le bruit des feuilles s’amplifie, bientôt toutes les branches s’agitent, un concert commence à s’installer. Une parade commence à avancer. Tout cela n’est que l’avant goût d’un événement merveilleux qui se produit pendant et peu après. C’est bientôt mon corps qui le ressent, les petits poils sur mon corps se dressent un peu et se laisse bercer par ce phénomène. Nous y sommes. C’est là le point culminant de ce qui semble banal, mais qui deviendra tellement plus jouissif. La brise, peu puissante pour déranger mon confort et juste assez coriace pour motiver les tiges métalliques de ce carillon. La voilà, la musique qui s’échappe de cet objet.  Une mélodie innocente dans ce calme, voilà l’arme qui me fait sourire. Mon corps reste détendu, détenu de la réalité et un visage encore indifférent, mais l’esprit déjanté qui manque de sens et de saveur se met en extase. C’est la folie. Pensées positives et négatives se chamaillent. Nostalgie et souvenirs ne se laissent pas faire non plus. Des batailles dans un petit cerveau qui tente de regarder l’Avenir et créer de beaux projets d’espoir.  Voilà qu’en une minute, le calme et la chaleur se font détruire par un carillon qui laisse sortir de mon corps, frissons, cœur et cerveau en guerre froide.  Il est loin ce temps. Je n’avais que 10 ou 11 ans, mais je me doutais bien que j’avais envie de tout comprendre. L’amour de cette sensation, ce moment où le charme* de la vie me faisait encore du ravage dans mon corps en quête d’amour.

Voilà donc un éveil en sursaut, mon corps n’était plus conscient de la chaleur, là où j’étais étendu n’est plus qu’imbibé de sueur. Une heure vient de passer! Les nuages ont pris la place à cette mer claire dans le ciel. Ma vue est atteinte, mon réveil n’a pas encore ajusté les couleurs. Tout semble gris et le carillon continue sa petite musique. Toujours la même, mais à chaque fois, une idée, une émotion tellement différée. Tantôt des cymbales, tantôt des tambours de guerre et maintenant ce n’est seulement un bruit qui me rend impatient. La signification s’essouffle et meurt. Elle renaitra une autre fois, je suis confiant, mais en ce moment je ne suis même plus certain de ce que je perçois, vois, ressent et entend. Je m’enfuis.  Merci carillon, tu réussis à m’ouvrir l’âme sans gaspiller de couteau. 

Plus on est jeune est peu soucieux, plus on réalise que les petites choses délicates étaient tellement énorme de sens. Un amoureux des petites choses trop banalement profonde. Jeune utopiste, jeune rêveur.

Y’a ces moments, je suis là J’entends ce raisonnement, tout revient, tout recommence et je paralyse de bonheur… d’encore me souvenir. Ça me fais du bien parfois de replonger dans l’océan profond de mes souvenirs.

//// Le carillon que j’ai connu. Il était mauve, il était sous le thème des papillons et je vous rassure, il était beau. Le son qu’il résonnait n’était pas strident comme celui qu’on trouve à la porte d’un dépanneur. Il n’avait pas non-plus le bruit semblable à celui qu’on trouve dans des magasins chinois. C’était un carillon avec une musique qui semblait préfabriqué par un artiste. Une mélodie qui ressemble aux cloches d’une maison médiévale.  

*  Charme : Le charme est difficile à cerner, c’est si vaste, si beau, si grand. C’est cruel et merveilleux. On ne sait pas à quoi s’attendre, c’est peut-être une fenêtre sur l’âme ou une simple mascarade. Tout cela est à double tranchant. Rien est sur. C’est peu rassurant. 

Nov 28 2011

Il n’y a aucune peine d’amour

Ce titre, mais quelle ironie, je souffre pourtant. Je mordille mes lèvres, je me gruge la peau des doigts dès que je me remets à y penser. Je cherche l’espoir. Mon cœur bat. La cadence change, l’énergie et l’engouement qu’il avait, s’est dissipée dans les premiers flocons dehors. Tout est noir, c’est glacial, silencieux et pourtant je n’ai jamais eu autant l’impression de sentir la vie qui s’agrippe autour de moi tel un foulard qui me réchauffe. Elle me protège, la vie croit en moi.

Je ne cris pas la fin de l’amour. Je ne crois pas cependant que dans les moments à venir, avant que le temps est enterré et décomposé la laideur du mal, je reste vagabond et solitaire dans mon esprit. Mon âme et mon corps son deux entités qui s’obstine mon nom. Je ne cherche pas la solution, je ne cesse pourtant de me poser des questions et d’espérer. Lorsqu’on donne une partie de soit, tel une main que l’on tend et que l’autre personne, finalement, au lieu de la tenir fermement, se trouve à courir à une force inouï et sans s’en rendre compte, la main s’est arraché de ton corps. Une partie de mon âme s’est arraché. Je n’ai pas eu le temps de le mettre sous la glace et me voilà donc amputé. Une douloureuse marque que je ne cesserai de me remémorer.

Tout semble si cruel. Je ne comprend plus tellement le sens de tout cette histoire, ni même de mon histoire entière. Le seul espoir que j’y vois, c’est probablement un brin d’avenir, un saut dans le temps. Tout serait peut-être déjà plus simple là-bas. L’autre côté du temps présent il y a peut-être une explication à tout cela, mais d’ici là je ne pleure pas, je ne me décompose pas, mais je sens pourtant une mutation en moi, une évolution, un changement. Peut-être plus immature, plus jeune, plus vieux, plus mature. Je ne suis plus moi en ce moment. Peut-être est-ce temporaire? Tant de questions et peu de réponse. Il n’y a pas encore de solution à l’horizon, ni même le soleil qui ne semble pas vouloir se réveiller.

C’est une peine d’amour.

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Nov 26 2011
Derek est contre la hausse des frais de scolarité. Jeune Québécois, levez-vous. 

Derek est contre la hausse des frais de scolarité. Jeune Québécois, levez-vous. 

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Nov 24 2011

Dupé

C’est arrivé si vite. 

Certaines institutions changent une vie, on se métamorphose et nos choix sont cruciaux. J’étais trop faible. Trop fébrile… Trop oui, mais jamais assez alerte. L’illusion de la beauté, se faire dire que tu es malheureux. Tu n’es pourtant pas la première victime, tu t’en doute, tu le sais. Une fois bien accroché à ce faux bonheur, tu te lances, tu capotes. 

Voilà la conclusion, tout perdu. Totalement tout. J’admet mes tords. J’ne me justifie pas, j’me comprend peut-être un peu. 

J’m’ennuie du vrai bonheur. À l’avenir, j’vais voir les cadeaux empoisonné. J’suis totalement seul désormais, j’évite les malins renards. 

J’suis presque heureux, mais j’ai froid la nuit.

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Oct 23 2011

Notre thèse

Le réconfort dans mon coeur, mais toujours une incertitude, une pensé… 

L’angoisse d’une métaphore, d’une analogie soudaine qui pourrait changer le vent de direction. Craignons le pire du mieux. 

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Sep 09 2011

rapidement dit, une simple pensé.

                      

Lorsque nous n’avons pas l’occasion d’avoir des images de certains souvenirs, ils finissent par s’effacer, disparaître et finalement… tu te demandes si les images qu’y se dessine dans ta tête sont une ancienne réalité ou une confusion qui nous porte à imaginer et créer les souvenirs. Les rendre beaux ou meilleurs. 

Tu crains, tu frissonnes que tout soit déjà terminé. 

J’étais dans l’autobus ce soir et j’ai d’un seul coup réalisé que je trouvais dans une nouvelle dimension… Très similaire à l’ancienne, mais à une seule différence près, mon angle de vu semblait différent. C’est comme si soudainement, je venais de me rendre compte que la ligne entre le secondaire et la vie plus sérieuse et adulte s’était fait plus épaisse et noire. Des souvenirs qui semblent loin derrière et fantastique. Je réalise que ce fut les plus beaux moments de ma vie. J’adore pourtant le niveau collégial de ma vie et je sens que je vais encore plus m’épanouir, mais je vois d’un autre oeil, je vois les gens d’une autre façon. 

Je me sens déjà loin. Loin de toi. 

3 notes

Sep 06 2011
justanotherindiegeek:

fuck societys concept of beauty.

justanotherindiegeek:

fuck societys concept of beauty.

(Source : ruoloc, via annabellebureau)

128512 notes

Sep 03 2011
Aoû 30 2011

De la pellicule au numérique.

                        

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un cours d’histoire sur le cinéma. J’veux plutôt vous exprimer mon cinéma. 

Je ne le sais pas c’est quoi les critères pour être un réalisateur de films… Est-ce que ce sont simplement des études officielles avec un bagage de savoir plus-que-parfait ou c’est simplement un petit individu qui voit chaque scène de sa vie depuis qu’il est tout petit comme une scène de film et il y a même la chanson qui se colle au moment. Depuis que j’ai 5 ans (facilement) je marche et j’imagine tout ce que je vois d’une manière cinématographique. Au travers les mots, j’aime que les gens voient ce que je vois au travers mes mots et mon âme. Je ne veux pas faire de film sur ma vie. Quoi que je sais exactement comment je le ferai. L’histoire d’un petit homme un peu perdu et qui se pose des tonnes de questions, il passe d’un être sans avenir véritable et il termine en raclant les honneurs. 

Je voudrais que ce film souligne mes émotions, la teinte de couleur que j’imagine et l’angle de vu que je perçois de cette vie. Je veux lancer le message d’espoir qu’on part de rien qu’on arrive au sommet, peut être qu’on réalise qu’on en avait plus en bas qu’au sommet. Parfois on s’y sens si seul.

C’est bien parfait, je suis un solitaire. Oui, on me connait. Je connais les gens, je leurs parle, mais je suis seul et j’aime ça. Mon seul fantasme serait qu’assis dans un couloir de mon école, quelqu’un s’assoit sur le sol comme moi, devant moi, et me parle. Que cette personne me comprenne. Je veux connaitre des gens allumés. Je veux voir la vie circuler autour de moi. Je veux beaucoup de chose.

D’ici là j’vais faire des films. J’vais passer mes messages. J’vais rire et je vais vous raconter les effluves, les teintes et les regards que je portes à ce monde.

1 note

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