Le Plateau
Le Plateau
Montréal, ville aux multiples titres, une grande ville remplie de beauté insoupçonnée. L’un de ses quartier, petit, mais fort vieux et beau et en plein changement visuel dans cet univers où le temps semble s’être arrêté. Il m’arrive encore de m’y promener, un endroit où l’on voit des artistes, des bohèmes, des vieillards et des cultures. On marche et on peut encore ressentir les vestiges d’un ancien Québec, fort, soudé et souverain. Ces moment où le grand peuple, pauvre, mais solidaire et fier qui a connu coupes Stanley et coupes Longueuil. L’endroit où ce Dédé Fortin a redonné à ce Québec un dernier vent d’identité. Aujourd’hui, ce quartier n’est plus qu’un autre de plus, figé dans le temps… jamais totalement rétablie depuis le referendum de 1995. Les rêves se sont enfouies avec l’âge et le temps. Les anciens révolutionnaires continuent à prendre des rides et à grisonner, un ancien peuple qui n’est désormais que vide de sens et d’espoir.
Le plateau Mont-Royal, comment ne pas s’aventurer un instant dans l’une de ses ruelles étroites? Elles sont aujourd’hui pleines de fissures, de gravures, de vieilles parties de hockey entre petits garçons, de premiers amours et baisé entre adolescents et les batailles de matous nocturnes. De nos jours, ce ne sont plus que des ruelles silencieuse et on peut ressentit les histoires passés ici.
Je connais peu du plateau, je suis seulement né là, mais je n’y ai jamais vraiment vécu de moments sauf si ce n’est que ces petites promenades occasionnelles ou ces visites chez le grand-père. Ce lieu, je le trouve romantique et je n’avais jamais vraiment su pourquoi, mais les petites histoires d’amours sont tellement nombreuses. Vous savez, ces petits hasards amoureux qui ne prennent qu’un sens plus tard… Lorsque les personnes se sont eux-mêmes oubliés.
C’était une histoire d’amour : Le jeune home de 18ans était vivait sur la rue Brébeuf et la fille de 20ans habitait juste en arrière sur la rue Chambord. C’était assez proche pour que la fenêtre à la cours arrière de l’un puisse voir celle de l’autre. Une simple ruelle séparait les deux âmes. Ils ne se connaissent pas vraiment, si ce n’est que de nom, de vue ou la réputation du jeune homme. Il avait un drôle de relation amicale avec la mère de la fille. L’homme était, dans son plus jeune âge, un petit garçon qui faisait des mauvais coups à la dame. Plus tard, un respect et une amitié s’était installé entre eux. La fille de la dame, plus vieilles et indépendant d’esprit que le jeune adulte n’en avait guerre à donner d’attention à ce stéréotype du mec qui aimait bien profiter de la jeunesse et de l’amour rapide. Aussi cruelle qu’un bandage arraché en une fraction de seconde. Il n’y avait rien je crois qui pouvait le réunir. Les probabilités qu’un désir concret l’un envers l’autre surgit étaient assez nulles. C’est dans ces moments que le hasard prend un sens avec un recul…
…C’était une soirée, j’imagine, banale, peu vivante et rien de plus qu’un temps qui avançait à un rythme ben ordinaire. Les informations m’échappent un peu, mais suite à une querelle entre la fille et sa mère, la petite blonde sortit à l’extérieur. Le jeune homme, au cheveu noir la croisa, l’intercepta pour comprendre ce qu’il se passait, pour consoler, aider. Cet homme semble bien faible en émotion, mais au fond, ce n’est qu’une carapace qui cache l’âme attaché aux malheurs des humains. Je ne saurai jamais ce qu’ils se sont dit durant cette soirée, je ne connaitrai jamais le nombre de battement de cœurs il y a eu cette lorsque le silence survenait et que les yeux se fixaient. Je suis cependant convaincu qu’il y avait sincérité, bonheur, délicatesse, sourires et accolades.
Un amour comme les autres, quand même unique en soit, nous avons toujours l’impression qui notre histoire d’amour est la plus belle, mais ce n’est que l’amour qui est une belle et longue histoire que nous écrivons un nouveau chapitre à chaque pensées, soupir et sourire pour une personne. C’est pour cela, je crois, qu’on ne voit jamais la fin ni le sens à cette chose qu’est l’amour…puisque c’est une histoire éternelle.
L’histoire de cet amour s’est étendue officiellement sur sept années, elle a connu une coupe Stanley et un referendum et les chemins se sont séparés et l’amour devint un vieux souvenir. Selon-moi, il est toujours aussi pur, je crois cependant que les hivers l’ont étouffés et congelés. Les obstacles l’ont blessé et il n’est qu’un petit champ de bataille un peu désolant. Je crois que cet amour qui s’était dévoilé ne mourra jamais. Aujourd’hui, il ne reste que leur mémoires et ces trottoirs sur lesquels ils ont marchés qui sont encore témoins de ce qui était fort, imprécis et incassable. C’est là qu’on sait qu’il ne reviendra pas, mais jamais, au grand jamais, on peut renier qu’il est existé. Même si le temps a effacé les palpitations, les endroits sur le Plateau sont toujours imprégnés de ces histoires. C’est la raison pour laquelle on peut ressentir les vieilles énergies. Elles ne meurent pas, elles n’ont simplement jamais pliés bagage lorsque les amoureux partirent. L’humain parle d’amour et il est bien sincère, au fond de lui, à chaque fois.
Je suis un peu triste, mon grand-père a vendu son vieux quadruplex sur la rue Brébeuf et déménage dans quelques temps. C’était le dernier endroit qui faisait encore vivre cette petite histoire. Il n’en sera désormais qu’aux passants de percevoir ces histoires sans connaitre pour autant leurs contenus et tout cela tombera un jour dans l’oublie total.
J’suis content que cette fameuse soirée ordinaire est eu lieu, car je ne serai pas sur cette planète en ce moment pour vous écrire.






